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Les motos de plus de 100 chevaux (73,6 kilowatts) pourront-elles à nouveau circuler en France ? En leur interdisant de circuler en 1984, la France pensait réduire le nombre de motards accidentés. Or, la puissance de la moto ne serait pas déterminante dans la survenance des accidents, selon la Commission européenne. Moto de forte cylindrée : fin de l’interdiction ?La limitation à 100 chevaux des motos autorisées sur les routes françaises pourrait bientôt prendre fin. En tout cas, la Commission européenne y songe sérieusement. Début octobre, elle a publié un projet de directive dans lequel elle indique clairement vouloir se pencher à nouveau sur cette interdiction franco-française. La Commission en a d’ailleurs parfaitement le droit, car les règles d’homologation des véhicules relèvent, à présent, de la compétence exclusive de l’Union européenne. A noter Le projet de directive européenne comporte également des propositions pour rendre obligatoire l’ABS sur les moyennes et grosses cylindrées. Il est aussi question d’imposer des normes anti-pollution plus contraignantes (euro 4, 5 et 6). A suivre dans les prochains mois… Interdiction de circuler depuis… 1984 L’interdiction des motos de plus de 100 chevaux en France remonte à un décret du 30 novembre 1984, entré en vigueur le 1er janvier 1985. Au début des années 80, ces très grosses cylindrées venaient de faire leur apparition chez les constructeurs, avec un slogan assez malheureux : « aussi rapides qu’un TGV ». Résultat : craignant de voir le nombre d’accidents de motos grimper dangereusement, le gouvernement de l’époque a préféré les interdire purement et simplement. A partir de 1995, l’Union européenne s’est vue confier les règles d’homologation des véhicules à moteur en Europe. Mais au grand dam des amoureux des grosses motos, la France a réussi à négocier un régime dérogatoire pour 2 ans. Ce qui lui a permis de maintenir son interdiction… pendant 15 ans ! Forte cylindrée – nombre d’accidents : pas de lien prouvé Depuis toutes ces années, aucune étude sérieuse n’a permis d’établir un lien direct entre les accidents de moto et la puissance de la machine. De là à dire que l’interdiction des motos de plus de 100 chevaux n’a aucun effet réel sur « l’accidentalité » des motards… En 1988, une étude néerlandaise a démontré que les principaux facteurs d’accident étaient plutôt liés au motard lui-même : son âge, son expérience et sa conduite. Sans oublier, bien sûr, les circonstances de l’accident comme la route, la météo ou les infrastructures. Facteurs connus des accidents En 2008, le Conseil général des Ponts et Chaussées a publié un rapport sur la mise en place d’un contrôle technique pour les deux-roues motorisés. Il reconnaît que le bilan des accidents de motos n’est pas meilleur en France que dans des pays qui n’appliquent pas la limitation de cylindrée. Les vrais facteurs de risque pour les motards sont connus : ce sont plutôt la fatigue et l’utilisation irréfléchie de la machine, quelle que soit sa puissance. Parallèlement, le rapport Guyot sur les gisements de sécurité routière, publié en juillet 2008, a proposé de remplacer la limitation de puissance par un ratio poids/puissance. Notre Conseil En attendant, les assureurs continuent d’appliquer l’interdiction française des grosses cylindrées. Conformément à la législation, ils ne peuvent proposer d’assurance moto qu’aux engins bridés à moins de 100 chevaux. Vous souhaitez souscrire en ligne ? C'est possible grâce à Euro-Assurance. Assurez-vous en 3 clics et imprimez votre attestation ! >> Souscription en ligne d'une assurance Moto >> Fiche produit assurance Moto |
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