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Dans son rapport sur les « Gisements de sécurité routière », le préfet Régis Guyot propose notamment que les deux-roues soient dotés d’une plaque d’immatriculation à l’avant.
Cette préconisation est fondée sur le principe d’un traitement équitable de tous les véhicules. Or le fonctionnement actuel des radars automatiques ne permet généralement pas de verbaliser les deux-roues.
Dans plus de 95 % des cas, les infractions des deux-roues en matière de vitesse ne donnent pas lieu à une contravention, tout simplement parce que l’immatriculation n’est pas identifiée. Sur la base de ce pourcentage d’excès de vitesse constatés mais non sanctionnés, l’Administration estime que le manque à gagner avoisinerait 100 millions d’euros. Pour résoudre ce problème, il n’existe que deux solutions : soit on « retourne » tous les radars automatiques (mais, au vu des premières expériences, l’opération se révèle coûteuse et l’efficacité serait très inférieure), soit on impose aux deux-roues une plaque d’immatriculation à l’avant.
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