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Un an après la mise en place du bonus-malus écologique, les professionnels de l’automobile ont dressé un premier bilan des conséquences de la mesure. Le premier constat est que l’effet sur les émissions de CO2 a été neutre pour cette première année. Conséquences sur l’émission de CO2Si les Français ont effectivement acheté moins de véhicules considérés comme polluants, ils ont globalement acquis davantage d’automobiles. Au final, le parc automobile français a donc émis autant de CO2 en 2008 qu’en 2007. En terme de budget, la mesure a représenté un investissement de 310 millions d’euros pour l’État, sachant que le bonus coûte 540 millions alors que le malus n’en a rapporté que 230. Grosses cylindrées, petites ventes La principale réserve des constructeurs automobiles concerne en fait la rapidité avec laquelle les Français ont modifié leurs habitudes d’achat : les ventes de voitures « malussées » ont chuté de 60 % dès la première année. En parallèle, les véhicules bénéficiant d’un bonus ont vu leurs ventes progresser de 40 %. Ce changement rapide a deux conséquences fortes pour l’industrie : d’une part, le report des achats vers les petits véhicules implique une baisse du chiffre d’affaires ; d’autre part, les usines vont devoir s’adapter à cette nouvelle donne et « reconvertir » certaines chaînes de production. Pour minimiser l’impact fort du malus sur les ventes des véhicules les plus puissants (jusqu’à 2 600 euros), son paiement est désormais annualisé. Depuis le 1er janvier 2009, le coût du malus est ainsi de 160 euros par an pour les voitures émettant plus de 250 g de CO2 par kilomètre. Les familles nombreuses échappent au malus Dans le même esprit, les familles nombreuses pourront, dès début 2009, acquérir des véhicules à forte cylindrée – de type grands monospaces – en échappant généralement à la taxe. Le principe retenu est le suivant : au-delà de deux enfants, chaque enfant supplémentaire permet de relever le seuil maximum de 20 g de CO2. Concrètement, une famille qui compte quatre enfants ne commencera à payer un malus que si elle achète un véhicule qui émet plus de 200 g de dioxyde de carbone, au lieu de 160. Un petit + pour le superéthanol Une troisième mesure a été prise pour limiter la baisse des ventes des voitures les plus puissantes : celles qui sont équipées pour fonctionner avec du superéthanol E85 pourront désormais bénéficier d’un abattement de 40 % sur leur taux nominal d’émission de CO2. Autrement dit, un véhicule qui émet 210 g/km devrait normalement être « malussé » à hauteur de 1 600 euros. S’il roule au superéthanol, on considérera qu’il n’émet que 126 g (210 – 40 %) et il échappera au malus. Seule limite : les véhicules qui émettent plus de 250 g ne sont pas pris en compte par ce dispositif. Vous souhaitez souscrire en ligne ? C'est possible grâce à Euro-Assurance. Assurez-vous en 3 clics et imprimez votre attestation ! >> Souscription en ligne d'une assurance Auto >> Fiche produit assurance Auto |
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