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Radars : la polémique enfle

La suppression des panneaux avertisseurs de radar a commencé. La colère gronde parmi les usagers de la route. Pour calmer le jeu, le gouvernement lâche du lest. Pendant ce temps, sur les routes, les coups de frein à l’approche des radars ne cessent pas. Résumé de la polémique avec Euro-Assurance, votre partenaire assurance auto.

Le comité de la sécurité routière du 11 mai 2011

Après l’aggravation de la mortalité routière, notamment + 20 % de tués sur les routes depuis janvier 2011 par rapport à 2010, le Comité Interministériel de la Sécurité routière (CISR) s’est réuni le 11 mai. Pour limiter la vitesse, le CICR a alors prévu la disparition des panneaux annonciateurs de radars et l’interdiction des appareils avertisseurs embarqués dans les voitures de type Coyote, Wikango ou Inforad. En outre, il a été décidé que la carte d’implantation des radars ne serait plus rendue publique.
Rapidement, les premiers panneaux annonçant la présence d’un radar ont été retirés sur certaines routes.


Usagers de la route en colère
Parallèlement, les associations de défense des usagers de la route se sont mobilisées. Elles ont entraîné avec eux certains élus locaux, députés et maires. La colère monte depuis plusieurs jours. Les manifestations se sont organisées, initiées par la toute nouvelle Union des Usagers de la Route. Celle-ci regroupe 15 organisations de défense des « citoyens motorisés », soit plusieurs millions d'usagers de la route.


Les radars « pédagogiques »
Devant cette levée de boucliers, le ministère de l’Intérieur a lâché un peu de lest, mais le gouvernement ne reviendra pas sur les décisions prises par le CISR. En revanche, des radars « pédagogiques » vont être installés dans les zones à risque et en amont des radars automatiques.
Les radars pédagogiques affichent la vitesse à laquelle roule le véhicule, et la sanction encourue en cas d’infraction à la limitation de vitesse à cet endroit. Mais ils ne flashent pas la voiture… donc pas de sanction.


Les assistants d’aide à la conduite
Les fabricants d’avertisseurs de radars se sont aussi beaucoup mobilisés pour maintenir leurs ventes et sauver leurs entreprises. Selon eux, interdiction ou non, les conducteurs continueront à se prévenir sur Internet de la présence d’un radar à tel ou tel endroit.
Récemment réunis au sein de l’Association Française des Fournisseurs et Utilisateurs de Technologies d’Aide à la Conduite (Afftac), ces fabricants ont à leur tour lancé une pétition. Ils affirment avoir récolté plus d’un million de signatures.
Après une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, un accord a été trouvé : les avertisseurs de radars seront transformés en « assistants d’aide à la conduite ». Ils signaleront non plus les radars mais les zones dangereuses sur toute la longueur de l'itinéraire. Et ils engageront les automobilistes à lever le pied.

Notre conseil : Pour les assureurs aussi, ces débats sont d’un très grand intérêt. Ils considèrent que la répression doit aller de pair avec la prévention. C'est pourquoi ils mènent régulièrement des campagnes d’information sur la conduite raisonnée et les risques de la route.


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